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Critique Fou
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Blade
Blade
7/10
Année de production: 1998
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 120 min.
Production: Stan Lee, Avi Arad, Wesley Snipes, Joseph Calamari, Lynn Harris
Scénario: David S. Goyer
Cinématographie: Theo Van De Sande
Musique: Mark Isham
Réalisation: Stephen Norrington
Distribution
Wesley Snipes
Stephen Dorff
Kris Kristofferson
N’Bushe Wright
Donal Logue
Udo Kier



Résumé du film
Deacon Frost (Stephen Dorff) est un vampire avec une soif insatiable pour le pouvoir. Décidé à faire revivre La Magra, le maître du sang, tout en détruisant les sangs purs et leurs maisons d’appartenance, Frost devra combattre Blade (Wesley Snipes), un chasseur de vampires à l’agilité et à la ténacité remarquables.


Le Jugement Dernier
Voici la première adaptation au cinéma de l’un de mes personnages préférés de bandes dessinées. Écrit par David S. Goyer, la mythologie de la BD demeure intacte et fait d’Éric Brooks le premier vampire à pouvoir supporter le jour, l’ail et l’argent. Wesley Snipes a la gueule de l’emploi, mais il n’est pas à l’aise dans le comportement de son personnage. Il joue sur plusieurs registres d’émotions, ce qui est un faux pas lorsqu’on tente d’introduire un personnage aussi important. La réalisation de Stephen Norrington est innovatrice. Belle créativité sur la pellicule pour un bain de sang par gicleurs dans un club de vampires, des projectiles qui se déplacent au ralenti (procédé qui sera repris plus tard pour le film The Matrix) et un combat à couper le souffle dans un tunnel de métro. D’ailleurs, les chorégraphies de combat (créées par Jeff Ward et Snipes) sont dignes des meilleurs films d’arts martiaux. La direction photo de Theo Van de Sande est soignée. Ses éclairages sont froids et soulignent l’univers des vampires avec classe.
À l’exécution des personnages secondaires, Stephen Dorff (Frost) donne dans l’arrogance et la brutalité et offre à Blade un ennemi difficile à combattre. Le créateur de tous les gadgets anti-suceurs de sang est magnifiquement joué par Kris Kristofferson (Whistler). Un choix que je questionnais lors du générique initial, mais qui s’est avéré juste dès les premières images du gentil pouilleux aux cheveux longs blancs. N’Bushe Wright (Karen) est mauvaise dans toutes ses scènes. Un nom qui va vite disparaître du bottin des artistes. Un premier film OK pour un personnage extraordinaire.





