

Le
Critique Fou
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Bug
Bug
9/10
Année de production: 2006
Pays: USA
Genre: Suspense
Durée: 102 min.
Production: Michael Ohoven, Jim Seibel
Scénario: Tracy Letts
Cinématographie: Michael Grady
Musique: Brian Tyler
Réalisation: William Friedkin
Distribution
Ashley Judd
Michael Shannon
Harry Connick Jr.
Lynn Collins
Brian F. O'Byrne



Résumé du film
Agnes White (Ashley Judd) est une femme détruite, recluse dans un motel miteux de l’Oklahoma afin d’échapper à l’emprise d’un mari violent. Peter Evans est un vétéran de la guerre et le cobaye d’une expérience scientifique. Alors qu’Agnes et Peter vont s’éprendre l’un de l’autre, l’équilibre entre la raison et la folie sera compromis par une infestation de parasites dans la chambre de la jeune femme.


Le Jugement Dernier
Friedkin n’avait pas travaillé depuis trois ans lorsqu’il décida de réaliser ce film, basé sur la pièce de théâtre du même nom et du même auteur (Tracy Letts). Alors que je m’attendais à un film de bébittes (d’après le titre), c’est plutôt dans ma tête que les parasites sont venus jouer! Ce petit bijou cinématographique est avant tout un drame sur l’esprit humain et sur la fragilité de la matière gélatineuse enfouie sous notre cuir chevelu. La psychose qui dévore Peter va prendre des forces à mesure que le personnage d’Agnes démontre une fragilité déconcertante. Comme spectateur, on veut croire à cette histoire ahurissante de ce vétéran soldat qui amène des théories de complots à rendre jaloux Chris Carter, le créateur des «X-Files»! Que la conclusion du film soit ou non la vôtre, elle ne laissera personne indifférent. Friedkin joue à merveille avec notre tête et nous offre un visuel aussi dénudé qu’effrayant. Il n’y a aucune séquence inutile, aucun dialogue superficiel. Tout est pensé et tout est filmé avec doigté.
Et que dire de la distribution extraordinaire qui s’offre à nous! Ashley Judd vient de faire taire ses détracteurs. La fille à du talent et l’affiche sous un maquillage qui ne l’avantage pas esthétiquement. Ma découverte devant la caméra se nomme Michael Shannon. Reprenant le rôle qu’il a magnifiquement interprété sur les planches des théâtres, il nous offre, ici aussi, un Peter Evans criant de vérité et de problèmes psychologiques. La direction photo de Michael Grady est plus que belle, mais c’est à Franco Carbone, le chef décorateur, que revient le mérite d’avoir transformé une chambre de motel décrépite en cellule capitonnée pour psychopathes (semblable à la mienne). Vous adorerez!





