

Le
Critique Fou
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Cavern, The
The cavern
1/10
Année de production: 2005
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 81 min.
Production: Terry Robbins, Ioana Miller
Scénario: Olatunde Osunsanmi, Terry Lee Robbins
Cinématographie: Yasu Tanida
Musique: Bryan Galvez
Réalisation: Olatunde Osunsanmi
Distribution
Sybil Temchen
Mustafa Shakir
Ogy Durham
Andrew Caple-Shaw
Danny Jacobs
Andres Hudson



Résumé
Dans le désert de Kyzl Kum, en Asie Centrale, un groupe de huit explorateurs partent à la découverte d’une caverne encore inexplorée. Ce qu’ils trouveront à l’intérieur aurait dû demeurer un secret.


Le Jugement Dernier
Tourné dans le magnifique parc régional de Corriganville à Simi Valley en Californie, ce film est en quelque sorte un «Blair Witch Project» dans une caverne. Étirant l’histoire à son maximum et parvenant à peine à porter le compteur à 81 minutes, générique de la fin inclus, ce produit frôle la médiocrité et a failli me donner la nausée à plusieurs occasions! Je ne m’explique pas pourquoi le réalisateur s’est servi de la caméra tremblotante pour nous livrer sa vision de l’histoire, alors qu’il n’y a aucun personnage qui s’est aventuré dans la caverne avec une caméra! Les plans de Osunsanmi sont un mélange de plans obliques, renversés, normaux, flous, clairs et tournés avec un minimum d’éclairage ou pas d’éclairage du tout. Déjà qu’on a la Gravol sur le bout de la langue, il nous offre un montage si rapide que les plans traditionnels ne sont pas plus révélateurs! Ma moue de découragement n’est jamais venue du jeu des comédiens. Biens sélectionnés, on croit à leur détresse et à leur paranoïa. Mustafa Shakir (Gannon) est celui qui m’a le plus convaincu et qui s’est attiré ma tristesse de le voir disparaître aux mains de l’ennemi.
La musique de Bryan Galvez offre une belle collection de thèmes qui s’unissent magnifiquement aux séquences importantes. Mon reproche final concerne la conclusion du film. La révélation du monstre est comme un gros ballon qui se dégonfle devant nos yeux. L’élément catastrophique, bien que plausible, me plonge dans un cul-de-sac de réponses. J’aurais aimé savoir pourquoi le monstre finit par dévorer deux survivantes alors qu’il avait pris le temps au préalable de les déshabiller et de les couvrir de peaux d’animaux? Je n’aime pas qu’on sous-alimente le spectateur alors que le réalisateur se goinfre de ses pensées et qu’il est le seul à comprendre la raison de son mal de ventre.





