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Cell

Cellulaire
3/10

Année de production: 2016
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 98 min.
Production: John Cusack, Xavier Gens
Scénario: Stephen King, Adam Alleca
Cinématographie: Michael Simmonds
Musique: Marcelo Zarvos
Réalisation: Tod Williams

Distribution

John Cusack
Samuel L. Jackson
Isabelle Fuhrman
Stacy Keach
Clark Sarullo
Ethan Andrew Casto

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Résumé

Un mystérieux signal est envoyé par les ondes cellulaires et provoque une rage soudaine et meurtrière chez tous les utilisateurs du téléphone portable. Est-ce le travail d’un démon? Une conspiration gouvernementale? Ou juste un service de cul de Videotron?

Le Jugement Dernier

Un bon roman réduit à une petite merde cinématographique et qui jamais ne deviendra de la marde de Pape! L’œuvre littéraire de Stephen King, publiée en 2006, unissait le danger des ondes cellulaires (on commençait à travers le monde à croire que les gens pouvaient attraper le cancer du cerveau en appuyant leur portable sur la tête) à la quête d’un Nouveau Monde. Marche fastidieuse qui façonna aussi à merveille le squelette du roman Le Fléau (King, 1978). Bien qu’il ait participé à l’écriture du scénario, King se perd dans les priorités et la compréhension de son histoire pour un public qui a ignoré son livre. Le développement des personnages est balayé plus vite qu’une autoroute à Montréal, un soir de tempête. Le spectateur va reconnaître le potentiel de l’offrande au premier acte, mais le vin de messe va rapidement se diluer et aucun curé ne sortira saoul de ce visionnement. Il était utopique de croire à un film épique en dépit du matériel littéraire. Les producteurs ont préféré le raccourci en gravier au lieu de la route panoramique. La réalisation de Tod Williams est amateur. Certains de ses plans sont atypiques et m’ont donné la nausée. L’utilisation de CGI pour certains effets visuels est nulle (l’écrasement d’un avion, des zombies en feu, l’explosion près d’une tour de transmission)! Rien pour croire au père Noël!
Au générique, John Cusack et Samuel L. Jackson m’avaient donné espoir de retrouver la chimie contagieuse de ce duo à l’époque de «1408», mais je me suis fait avoir comme un gars qui vient d’apprendre que Sophie (sa date d’un soir) s’appelait David à l’école secondaire. Jackson joue sans conviction alors que Cusack doit nager comme un petit chien pour garder la tête au-dessus de l’eau. Stacy Keach (le principal Charles Ardai) perce l’écran en 2 secondes, mais se retrouve le corps percé d’un bout de métal en 10 secondes. Trop peu, trop vite! Mon coup de cœur revient à Isabelle Fuhrman (Alice) qui m’a assommé en 2009 avec un premier rôle dans le film «L’orpheline». Elle livre ses répliques avec naturel et fait baver la lentille par sa stature de comédienne consacrée malgré ses 20 ans en 2017. Distribué en vidéo sur demande plutôt qu’en salle, le film de Tod Williams se présente comme une immense déception.

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Critique réalisée par: le Critique Fou
8 avril 2017
Image de Daniel Cañibano
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