

Le
Critique Fou
Basé sur des faits réels!
Un site d’enfer pour des critiques abrasives sur le monde de l’horreur et du fantastique

Forest, The
La forêt
3/10
Année de production: 2016
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 93 min.
Production: Lawrence Bender, Andrew Pfeffer
Scénario: Nick Antosca, Sarah Cornwell, Ben Ketai
Cinématographie: Mattias Troelstrup
Musique: Bear McCreary
Réalisation: Jason Zada
Distribution
Natalie Dormer
Taylor Kinney
Eoin Macken
Stephanie Vogt
Yûho Yamashita
Yuriri Naka



Résumé du film
Une jeune femme part au Japon à la recherche de sa sœur jumelle disparue dans la forêt Aokigahara, un lieu malsain où les gens viennent se suicider.


Le Jugement Dernier
Quand j’étais jeune, le visage du Japon, pour moi, c’était le concessionnaire Toyota au coin de ma rue, la télé Sony 20 pouces de mon oncle André et Shogun avec Richard Chamberlain. Jamais je n’avais entendu parler de cette forêt maudite au pied du Mont Fuji. C’est donc avec l’âme d’un Grand Explorateur que j’ai visionné le premier long-métrage en carrière de Jason Zada, d’après un scénario de Nick Antosca (Hannibal, Teen Wolf), Ben Ketai (30 Days of Night : Dark Days) et Sarah Cornwell (une inconnue).
Le touriste en moi fut déçu d’apprendre que les scènes de forêt furent tournées dans la réserve nationale de Tara, en Serbie, et non dans l’Aokigahara. Le chercheur en moi découvrit que deux autres films qui parlent du même sujet ont connu plus de succès chez les critiques : Grave Halloween (2013) et The Sea of Trees (2015). L’archéologue cérébral en moi n’a trouvé qu’un seul fossile d’intérêt, dans 93 minutes de pellicule, qui s’est vite désagrégé au milieu de l’histoire. Le critique en moi a trouvé ridicule la décision de Sara (Natalie Dormer) de quitter le campement de sa sœur Jess pour suivre le nobody Aiden (Taylor Kinney) alors qu’un guide expérimenté doit venir les rejoindre sous peu. Le bon samaritain en moi a trouvé Jess pas mal fraîche après un séjour dans le bois maudit alors que Sara va en baver et se mutiler pour avoir eu un mauvais flashback de famille. Le spectateur en moi s’est donc fait fourré de 12.50$ (sans pop-corn, ni candy girl aux gros seins) pour un produit de merde.
La direction photo de Mattias Troelstrup domine et sauve le film de Zada d’une note gênante. Ses séquences en forêt sont étouffantes et réussissent à faire passer à travers l’écran le sentiment de désarroi qui recouvre les âmes fragiles qui s’y aventurent. La musique de Bear McCreary est fausse et invisible. Rien à retenir! En conclusion, je me porte volontaire pour aller enterrer l’original de ce film dans l’Aokigahara en souhaitant qu’il reste enfoui à jamais.





