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Critique Fou
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Gallows, The
La potence
2/10
Année de production: 2015
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 81 min.
Production: Jason Blum, Walter Hamada
Scénario: Travis Cluff, Chris Lofing
Cinématographie: Edd Lukas
Musique: Zach Lemmon
Réalisation: Travis Cluff, Chris Lofing
Distribution
Reese Mishler
Pfeifer Brown
Ryan Shoos
Cassidy Gifford
Travis Cluff
Price T. Morgan



Résumé
En 1993, une troupe étudiante produit une pièce de théâtre dont le dénouement est tragique. Un comédien perd la vie, pendu pour vrai à une potence. 20 ans plus tard, une nouvelle génération d’écoliers décide de remonter la pièce afin de détruire la torpeur qui unit leur école à la production originale. À défaut de voir le Fantôme de l’Opéra arpenter l’arrière scène, un spectre malveillant aura la besogne de venger le passé.


Le Jugement Dernier
Je planche sur cette critique depuis deux jours sans qu’aucun me souffle les phrases qui détruiront ce film ou le portera bien haut. Mon appréciation sera livrée sur cette page sans maquillage.
Lever du rideau:
Il est improbable de trouver pire administration que celle qui siège à l’école Beatrice au Nebraska. En 1993, ces fonctionnaires réalisent une pièce de théâtre bon marché, avec des décors simplistes et des comédiens bénévoles, mais font construire une véritable potence à laquelle est attaché un vrai nœud de pendu. Survient alors un accident dévastateur et, 20 ans plus tard, on récidive! On veut tellement produire cette pièce, qu’on accorde le premier rôle masculin à un gars qui n’a pas de talent! Et comme la direction de l’école a mis tout son argent pour la construction de la potence, on décide de laisser une porte brisée de l’établissement sans sécurité. Y’a personne qui a pensé à faire réparer cette porte qui donne, de l’extérieur des lieux, à la scène? Au pire, mettre une chaine et un cadenas lorsque la salle est vide? Grâce à cette nonchalance du charpentier, le film peut continuer!
L’absurdité du scénario est sans équivoque. On nous impose des personnages mornes et aussi attachants qu’un siège de toilette dans un lieu publique. Zéro peine pour chaque meurtre commis sur ces « Jean qui pleure ». Je n’ai pas détesté l’utilisation des cellulaires comme caméras improvisées et outils d’éclairage. Le cinéma-réalité est de circonstance pour ce film. Il reste que la fin est absurde et engendre des questions qui n’ont de réponse que dans l’intellect des scénaristes. Les comédiens ne sont pas mauvais, mais ils seront demeurés anorexiques de bonnes répliques dans une histoire moche. La musique de Zach Lemmon est restée aussi invisible qu’un compteur de 50 buts chez le Canadien de Montréal.
Même si une séquence m’a donné la trouille, une angoisse timide remplace l’horreur au registre des émotions. Les cris et les pleurs des personnages serviront de trame sonore stridente et d’éléments subjectifs pour des frissons supplémentaires. Une soirée au théâtre que je regrette. Il n’y aura pas de rappel ou de second visionnement de ma part.
Tombée du rideau.





