

Le
Critique Fou
Basé sur des faits réels!
Un site d’enfer pour des critiques abrasives sur le monde de l’horreur et du fantastique

Grudge, The
Rage meurtrière
8/10
Année de production: 2004
Pays: USA/Japon
Genre: Horreur
Durée: 92 min.
Production: Sam Raimi, Roy Lee, Doug Davison
Histoire: Takashi Shimizu
Scénario: Stephen Susco
Cinématographie: Hideo Yamamoto
Musique: Christopher Young
Réalisation: Takashi Shimizu
Distribution
Sarah Michelle Gellar
Ryo Ishibashi
Takako Fuji
Jason Behr
Bill Pullman
KaDee Strickland



Résumé
Karen Davis (Sarah Michelle Gellar) est une jeune travailleuse sociale terrorisée par une force maléfique incroyable alors qu’elle rend visite à une patiente qui habite une maison où s’est déroulé un meurtre horrifique.


Le Jugement Dernier
Version américanisée du magnifique Ju-on de 2002, réalisée à nouveau par Takashi Shimizu. Je ne suis pas pro Oncle Sam, mais je déclare la production « Made in USA » de meilleure qualité. Rebaptisé The Grudge, le film fut scénarisé cette fois par Stephen Susco qui s’éclate en recréant les moments forts de l’opus original, mais en façonnant, pour notre plaisir sadique, de nouveaux moments effrayants. Shimizu semble s’amuser comme un enfant à nous raconter pour une deuxième fois ce grand moment d’horreur qui dispose maintenant d’un budget démesuré et de moyens techniques presque illimités. Ce que je trouve ironique, toutefois, c’est qu’au niveau de la crédibilité et du savoir-faire, la distribution américaine est supplantée par la distribution japonaise.
Au générique, c’est le retour de Takako Fuji (Kayako) et de Yuya Ozeki (Toshio) qui sont aussi magnifiques et menaçants que dans Ju-on. L’arrivée du grand comédien Ryo Ishibashi dans le rôle du détective Nakagawa est un coup de maître des gens du casting. Malheureusement pour Hollywood et son star système, Bill Pullman (Peter Kirk) est aussi articulé qu’une statue de cire, SMG flanche sous le poids d’un rôle principal et Jason Behr est d’un ennui mortel dans le rôle du chum de l’ex-Buffy. Seul Ted Raimi (Alex) semblait ne pas être constipé! Je crie « Bravo » à la musique de Christopher Young qui signe une trame où sont insérées angoisse et frayeur au travers de notes magnifiquement conçues pour l’occasion.





