

Le
Critique Fou
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Halloween Ends
Halloween prend fin
4/10
Année de production: 2022
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 111 min.
Production: Malek Akkad, Jason Blum, John Carpenter, Jamie Lee Curtis
Scénario: Paul Brad Logan, Chris Bernier, Danny McBride, David Gordon Green
Cinématographie: Michael Simmonds
Musique: John Carpenter, Cody Carpenter, Daniel Davies
Réalisation: David Gordon Green
Distribution
Jamie Lee Curtis
Andi Matichak
James Jude Courtney
Rohan Campbell
Will Patton
Kyle Richards



Résumé
Après avoir tué Karen, la fille de Laurie Strode (Jamie Lee Curtis), et subit les affres du dernier film de David Gordon Green: «Halloween tue» (2021), Michael Myers disparaît pour 4 ans afin de se consacrer à sa nouvelle vie de has been. Il faudra un looser du nom de Corey Cunningham (Rohan Campbell) pour extirper Michael de sa retraite fermée et lui faire entreprendre une tournée d'adieu d'Haddonfield avec un arrêt à la résidence de Laurie pour une confrontation finale à couteaux tirés.


Le Jugement Dernier
Je compare la franchise «Halloween» à une machine à boules d'arcade. Michael Myers étant le «ma-boule» du jeu et les scénaristes devenus des «flippers» aux milles et un coups. Au début du jeu, en 1978, Michael s'est fait tiré dessus par le docteur Loomis (c'était le lance ma-boule). Il est tombé par-dessus la rambarde d'un balcon et s'est retrouvé dans le jeu des films aux recettes gagnantes. Il s'est ensuite fait catapulter dans tous les sens par les flippers qui essayaient encore de comprendre le personnage tout en se réjouissant des dollars qui grossissaient leurs caisses de retraite.
Michael était au top du plateau de jeu lors des trois premières parties. Les points ont commencé à dégringoler lors des parties 5 à 8. Nous avons eu le droit à deux parties gratuites en 2007 et 2009, mais les résultats furent aussi décevants. La machine à ma-boule fut débranchée jusqu'en 2016 et reconstruite, deux ans plus tard, par Blumhouse Productions avec un plateau de jeu rafraîchi et approuvé par John Carpenter lui-même. Cette fois, les flippers étaient aux mains d'une bande de tripeux de la franchise. L'intérêt était revenu pour le tueur d'Haddonfield.
Bien que Jamie Lee Curtis et John Carpenter soient de retour au générique de cette trilogie de films et que la première et deuxième parties se soient déroulées avec un certain succès, cette troisième joute envoie Michael dans la trouée, entre les deux flippers. Définitivement le plus mauvais des trois opus de David Gordon Green. J'ai donné des coups de pieds sur les pattes de la machine, je l'ai secoué avec vigueur, mais je n'ai obtenu qu'une ordonnance à comparaître pour voies de fait sur le spectateur assis en face de moi au cinéma.
La ma-boule, prisonnière des bas fonds de la machine, n'est apparue que 38 minutes après le début de la partie. Quelle idée de merde d'avoir voulu introduire un nouveau personnage, plus principal que secondaire, aux détriments de celui qui a toujours remplis les cinémas et les morgues. Même la bande-annonce et l'affiche du film ignorent le coucou de Corey et se concentre sur le combat final entre Michael et Laurie. Que Michael se terre dans les égouts de la ville pour soigner ses blessures et hiberne jusqu'à la prochaine fête d'Halloween, j'y crois! Mais que Michael devienne le bouche-trou de son propre film et valet de pisse pour Corey, je dis NON! Que Michael se fasse prendre son masque par Corey lors d'une bataille qui semblait opposer Lucian Bute à Carl Froch (2012), je dis NON, NON et NON! L'autre farce de ce scénario polémique est la confrontation ultime entre l'ancienne gardienne d'enfants et le croque-mitaine. Deux sexagénaires qui se tapent dessus, comme au bon vieux temps des combats de nains à la WWF. Avec l'aide d'Allyson, sournoisement apparue dans le combat, Laurie réussie à épingler Michael sur l'îlot de la cuisine. 1-2-3, pas de cloche, mais Michael est sonné! Assez assommé pour que Laurie lui enlève son masque et prépare son extradition permanente d'Haddonfield sans que Michael ne bouge. L'épilogue est «crunchy», mais le croque-mitaine pourrait être en mesure de revenir dans un cinéma près de chez-vous, si Malek Akkad (propriétaire des droits de la franchise et producteur) le désire.
La musique des Carpenter (on sent plus la touche de Cody (fils) que de John Carpenter lui-même) est le fil à souder qui unit toutes les séquences du film sans les désagréments d'une odeur de réchauffé. Il n'y a que les spectateurs qui ont le feu au cul! David Gordon Green, je te méprise pour avoir osé porter à l'écran un film si peu représentatif de Michael Myers. Contrairement à ce que tu prétends, tu n'es pas un vrai fan!





