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Critique Fou
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Incident at Loch Ness
Incident au Loch Ness
7/10
Année de production: 2004
Pays: Grande Bretagne
Genre: Aventure
Durée: 94 min.
Production: Jay Rifkin, Thomas Augsberger
Scénario: Zak Penn, Werner Herzog
Cinématographie: John Bailey
Musique: Henning Lohner
Réalisation: Zak Penn
Distribution
Werner Herzog
Kitana Baker
Michael Karnow
Zak Penn
Jeff Goldblum
Crispin Glover



Résumé
Le célèbre réalisateur allemand Werner Herzog est bien décidé à tourner un documentaire réaliste sur le monstre du Loch Ness. Il confie le scénario et la production du film à Zak Penn, un scénariste d’Hollywood qui ne manque pas d’imagination pour réaliser un documentaire percutant.


Le Jugement Dernier
Une comédie documentariste sur le tournage d’un faux documentaire. Cela peut sans doute vous confondre, mais voilà un film original qui nous propose une farce visuelle qui n’est pas sans rappeler le radio roman La guerre des mondes d’Orson Welles dans les années 50. Ce qu’il y a de déstabilisant dans ce faux tout, c’est que Zak Penn immortalise devant la caméra de grosses pointures d’Hollywood bien décidé à jouer sérieusement leurs propres rôles. Au début, on se laisse prendre. On embarque dans ce bateau, baptisé Discovery 4 sans aucune raison, par le producteur Penn et l’on savoure l’indiscrétion de la caméra secondaire de John Bailey qui est le directeur photo choisi par Herzog pour filmer le tournage du documentaire. C’est d’ailleurs la présence incroyable d’Herzog devant la caméra et son jeu si crédible de réalisateur débouté qui grossit la blague jusqu’à nous faire se questionner sur la légitimité de ce film.
Michael Karnow, qui incarne un zoocryptologiste obsédé par le monstre du Loch Ness, est mémorable. Les meilleures lignes du scénario sont pour lui. Les effets spéciaux de Nessie sont une gracieuseté de KNB/EFX, la machine à miracles de Greg Nicotero et d’Howard Berger. Une réussite visuelle d’une grande discrétion, Nessie ne montre jamais son vrai visage aux spectateurs, se contentant de faire dos à la caméra. J’ai aimé la musique de Henning Lohner qui nous envoûte d’un son théâtral, presque une mélodie de fête foraine alors que le générique de la fin traverse l’écran et que notre cerveau essaie de démêler ce qu’il vient d’emmagasiner. Victime d’une sortie limitée en salles, il se peut que vous ayez de la difficulté à trouver ce film à votre club vidéo de quartier. Cependant, la recherche en vaut la peine.





