

Le
Critique Fou
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Last House on the Left, The
La dernière maison sur la gauche
6.5/10
Année de production: 2009
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 110 min.
Production: Wes Craven, Sean S. Cunningham
Histoire: Wes Craven
Scénario: Adam Alleca, Carl Ellsworth
Cinématographie: Sharone Meir
Musique: John Murphy
Réalisation: Dennis Iliadis
Distribution
Riki Lindhome
Garret Dillahunt
Sara Paxton
Michael Bowen
Spencer Treat Clark
Martha MacIsaac



Résumé
Pour la famille Collingwood, tout a commencé par un voyage au bord d'un lac, dans la maison familiale qui leur sert de chalet. Pour Mari Collingwood (Sara Paxton), tout a commencé par une visite au centre-ville afin d'y rencontrer une amie. Pour les deux jeunes filles, tout a commencé par la rencontre de Justin qui les guide vers sa chambre d'hôtel pour y sniffer de l'herbe. Tout le monde est gelé jusqu'à l'arrivée d'une bande de truands qui vont kidnapper les filles et les agresser sauvagement. Avant de quitter la ville, les écoeurants vont faire escale à la dernière maison sur la gauche. Dommage que ce soit la maison des Collingwood!


Le Jugement Dernier
Dans cette épidémie de reprises qui semble avoir détruit le génie créatif d'Hollywood depuis des années, il y a quelquefois un sperme cérébral qui finit par féconder une pellicule, pas plus grosse que 35mm, d'une création hors de l'ordinaire. Meilleure que l'original, le bébé de Dennis Iliadis à tous les atouts pour recevoir l'accolade des cinéphiles. On se laisserait bercer par maman et papa Collingwood, on ferait la tété à Mari et nos rots sur l'épaule de Krug, le vilain papa de Justin. En fait, je laisserais Mari changer ma couche (trop tard à mon âge ou trop tôt encore)! Oui je me suis arraché quelques poils pubien en réaction à certains gestes posés par les deux filles pour se foutre ainsi dans le pétrin, mais si je voulais que l'horreur finisse par apparaitre, je devais fermer ma gueule et observer mon écran de télé.
Le choix de Sara Paxton est parfait dans le rôle titre. Belle et d'une innocence déconcertante, elle nous extirpe les tripes lors de la scène de son viol au point que je n'ai rien remarqué de ses attributs physiques! J'ai bien aimé Spencer Treat Clark dans le rôle de Justin, le fils maltraité. Pour les malfaiteurs, la déception m'afflige. J'ai eu l'impression que leur méchanceté avait disparu après le premier acte. De véritables menaces sur deux pattes après le générique d'intro, ils sont devenus constipés, négligents et exterminés avant même qu'Anne-Marie Losique n'est terminée une autre de ses chirurgies esthétiques. La cinématographie de Sharone Meir donne cette texture essentielle aux paysages pour qu'on y croit vraiment. Un film à proscrire aux coeurs sensibles, mais qui a grandement bénéficié de son face-lift pour masquer les imperfections de 1972.





