

Le
Critique Fou
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Lazarus Effect, The
L'effet Lazare
3/10
Année de production: 2015
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 83 min.
Production: Luke Dawson, Jason Blum
Scénario: Luke Dawson, Jeremy Slater
Cinématographie: Michael Fimognari
Musique: Sarah Schachner
Réalisation: David Gelb
Distribution
Mark Duplass
Olivia Wilde
Sarah Bolger
Evan Peters
Donald Glover
Ray Wise



Résumé
Quatre scientifiques découvrent le moyen de faire revivre les corps d’animaux décédés. Un événement malheureux forcera l’équipe à expérimenter ce nouveau sérum sur un être humain. Satisfaction garantie ou raideur remise ne figure pas parmi les choix qui s’offriront aux chercheurs après l’injection controversée.


Le Jugement Dernier
Si dans la Bible, Lazare fut ressuscité par Jésus, le film de David Gelb fut plutôt tué par la critique lorsqu’il éclaira les écrans de cinéma en 2015. Je me suis tout de même aventuré dans ce laboratoire de recherche après avoir longtemps et souvent admirer l’affiche de ce long-métrage. J’avoue humblement avoir un crush sur Olivia Wilde et la voir ainsi avec des yeux noirs menaçants et un visage sans émotions a fait saliver d’anticipation mes pupilles. D’entrée de jeu, le scénario de Luke Dawson et de Jeremy Slater se promène allégrement dans un sentier déjà débroussaillé par Frankenstein, Pet Semetery et Flatliners. Il n’y a rien de nouveau sous le couvercle du cercueil, sinon quelques passages troublants (avec le chien Rocky), mais non horrifiants. Olivia Wild me prouve qu’elle peut avoir son nom en première place dans un générique de film ou sur une marquise de théâtre avec son interprétation de Zoé, une fille possédée par une conscience maléfique incontrôlable depuis qu’elle a rejoint le monde des vivants.
De l’écrit au visuel, j’ignore qui blâmer pour avoir enfanté une équipe de scientifiques aussi peu crédible. Evan Peters (Clay) et Donald Glover (Niko) semblent tout droit sortis d’une école d’aliénés alors que Mark Duplass (Frank), le chef scientifique et fiancé de Zoé, se comporte comme Colin Clive dans le Frankenstein original de 1931 alors qu’il exulte la folie en prononçant ses paroles célèbres : « Il est vivant, il est vivant »! Sarah Bolger (Eva) qui interprète une vidéaste journaliste moins populaire que son cul, passe d’un rôle de figurante à celui d’une rivale de Wild au générique sans aucune raison. Venue de nulle part, j’ai cru pour quelques instants qu’elle allait revêtir la camisole moulante de Sigourney Weaver dans Aliens et retourner Zoé sur la table d’un embaumeur, mais elle mangea la poussière comme le reste du cast.
Et pour prouver encore et encore que le scénario est la cause du peu d’enthousiasme qu’a reçu ce film, je ne comprends pas qu’une équipe de chercheurs, que Ray Wise (lui-même) fout à la porte pour des expériences jugées trop dangereuses, voit son labo toujours accessible et sans surveillance 24 heures après! La direction photo de Michael Fimognari est sans saveur ajoutée. Cependant, il a permis au produit final de paraître plus gros que son budget. La musique de Sarah Schachner est une triste partition qui puise ses notes répétitives dans l’univers de John Carpenter. Revivre et voir ce film…Non! Qu’on me laisse pourrir six pieds sous terre!





