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Longlegs

Longlegs
8/10

Année de production: 2024
Pays: Canada / USA
Genre: Horreur
Durée: 101 min.
Production: Nicolas Cage, John Friedberg, Tom Quinn
Scénario: Osgood Perkins
Cinématographie: Andres Arochi
Musique: Elvis Perkins
Réalisation: Osgood Perkins

Distribution

Maika Monroe
Nicolas Cage
Blair Underwood
Alicia Witt
Michelle Choi-Lee
Dakota Daulby

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Résumé

La jeune agente du FBI Lee Harker (Maika Monroe) est assignée à une affaire non résolue impliquant les meurtres familiaux d’un tueur en série satanique connu uniquement sous le nom de Longlegs (Nicolas Cage). Très intuitive, Harker fait preuve de capacités de réflexion rapide qui lui donnent un avantage sur les autres agents spéciaux de son rang, mais comment trouver un meurtrier qui ne met jamais les pieds sur la scène du crime ?

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Le Jugement Dernier

Décoder des messages secrets (le tueur du Zodiac), un meurtrier qui doit travailler avec un complice puisqu’il n’y a aucune preuve de sa présence physique lors des meurtres (Charles Manson) et l’utilisation d’images sataniques qui évoque les crimes du Night Stalker. Au premier abord, ces schémas, ainsi que la forte inspiration tirée de l’intrigue du Silence des agneaux, donnent l’impression que Longlegs n'a pas grand-chose de nouveau à offrir. Son réalisateur, Osgood Perkins, nous prouve cependant le contraire.

Alors que Harkins découvre une série d’indices occultes dans l’affaire Longlegs, notamment des poupées réalistes, Oz Perkins embrasse le paranormal dans son scénario. Cela conduit au mélange parfait d’un film d’horreur qui est à la fois un thriller policier et un mystère surnaturel. Les graines plantées au début de l’histoire aident le récit à passer en douceur d’un élément de genre à l’autre. Bien qu’il puisse souvent sembler que l’enquête de Harker va dans des directions douteuses et bizarres, vous êtes sans voix au moment où vous réalisez ce qui se passe vraiment. Tout cela se construit jusqu’à un troisième acte intense et mordant – un acte qui laisse le public sur une note finale si ambitieuse qu’elle est sûre d’être analysée pendant des années. En fin de compte, ce n’est pas le nombre de fois où Longlegs vous a fait sursauter, mais le nombre de fois où vous avez voulu détourner le regard à cause de la peur de ce qui pourrait arriver ensuite.

Maika Monroe a une présence magnétique à l’écran sans exagérer les émotions exacerbées qui sont typiques du genre de l’horreur. Sa performance dans Longlegs excelle à cet égard, car on ressent de la compassion pour le personnage en fonction de l’énergie qu’elle décide de retenir, ne révélant que ce qu’elle veut dans la plus infime des expressions faciales. Les moments entre Lee et sa mère religieuse éloignée, Ruth Harker (Alicia Witt), mettent en valeur la superbe subtilité de Monroe. L’actrice et chanteuse Alicia Witt a également l’occasion de voler quelques scènes elle-même. Enfin, Nicolas Cage se donne à fond dans le rôle du Longlegs titulaire. Encore une fois, à première vue, il semble qu’Osgood Perkins et Cage s’inspirent peut-être trop de Buffalo Bill dans Le Silence des agneaux. Cependant, ce n’est pas le cas.

Le succès de Longlegs repose également sur le travail du directeur de la photographie Andrés Arochi et du compositeur Zilgi (qui serait le pseudonyme du frère et collaborateur d’Osgood, Elvis Perkins). Arochi utilise des lentilles déformées tout en plaçant ses sujets au centre du cadre, créant des images froides qui tiennent le spectateur en haleine. Dans ces cas-là, on a l’impression qu’une menace ou une frayeur imminente pourrait surgir de n’importe quel coin de l’écran. Les visuels atteignent un nouveau niveau de terreur cauchemardesque dans les flashbacks des meurtres de Longlegs, tournés dans un format d’image 16 mm plus serré avec beaucoup de grain de film. Avec les actes inexplicables représentés à l’écran, on a l’impression de regarder des images maudites à la manière de The Ring. De plus, la musique angoissante de Zilgi maintient constamment la tension à un niveau élevé. Il y a peu de moments où Longlegs laisse le public respirer sans se défendre, ce qui est un exploit en soi.

Entouré de la musique des pionniers du glam rock T. Rex, le groupe préféré du tueur en série éponyme de Nicolas Cage, Longlegs possède une identité indiscutable malgré ses multiples sources d’inspiration. Le scénariste et réalisateur Osgood Perkins laisse une empreinte sur l’horreur moderne avec un film si dérangeant qu’il vous fera regarder à deux fois la prochaine fois que vous passerez devant un coin sombre. C’est toujours une pente glissante lorsque les spectateurs entrent dans un film d’horreur après s’être fait promettre, soit par le studio, soit par un critique comme moi, que c’est le « plus » de tout. Chacun a bien sûr sa propre définition de ce qui est effrayant. Que Longlegs vous fasse une bonne frayeur ou non, il est difficile d’imaginer que quelqu’un en ressorte sans ressentir un grand inconfort ou même de l’anxiété. C’est la marque d’un classique en devenir.

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Critique réalisée par: Le Critique Fou
3 mars 2025
Image de Daniel Cañibano
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