

Le
Critique Fou
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Oculus
Oculus
2/10
Année de production: 2013
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 104 min.
Production: Jason Blum, Glenn Murray
Histoire: Mike Flanagan, Jeff Seidman
Scénario: Mike Flanagan, Jeff Howard
Cinématographie: Michael Fimognari
Musique: The Newton Brothers
Réalisation: Mike Flanagan
Distribution
Karen Gillan
Brenton Thwaites
Katee Sackhoff
Rory Cochrane
Annalise Basso
Garrett Ryan



Résumé
Une femme et son frère cadet tente de détruire un miroir ancestrale qui aurait causé la mort de leurs parents et fait de nombreuses victimes au long des années.


Le Jugement Dernier
Le découpage technique d’Oculus est un cafouillis. La réalisation de Mike Flanagan est à vous donner la nausée! La réalité dans laquelle évoluent nos six protagonistes se juxtapose à une histoire antérieure qui ignore d’où elle vient et où elle va. Les flashbacks et les retours à la réalité sont plus nombreux que les chums de Paris Hilton. Lorsque suivre le scénario d’un film devient plus ardu que de lire un jugement de divorce, je décroche! Et si, en plus, le scénariste n’offre aucune réponse logique à plusieurs de mes questions, j’enclenche le mécanisme d’autodestruction du long-métrage et je boude les minutes restantes jusqu’au soulagement que me procurera le générique de la fin.
On ignore tout de la mystérieuse femme qui semble sortir du miroir. On ignore la raison pour laquelle le miroir aime dévorer les chiens et tuer les plantes. Si le miroir possède un rayon d’action défini afin de manipuler le cerveau des gens, pourquoi ne pas se rendre chez le voisin ou sur la rue d’à côté pour appeler des secours? Peut-il y avoir pire que ces trous non-scénarisés? Oui, car le geste insensé que va commettre Kaylie (Karen Gillan) en trimbalant le miroir jusqu’à la maison familiale pour tenter de le détruire est une honte pour ma neurone d’intelligence encore fonctionnelle. Le film existe, basé strictement sur une décision stupide d’un personnage. Au premier acte, le miroir vient d’être vendu aux enchères. Kaylie, qui travaille pour l’encanteur, n’a qu’à prévenir l’acheteur que son nouveau joujou est dangereux et qu’il vaudrait mieux se faire rembourser. Trop simple! Elle préfère kidnapper le miroir et acheter une ancre de bateau, qu’elle positionnera au plafond de son salon, dans le but de la faire basculer sur l’objet maléfique. Qui n’a pas tout de suite deviné que sœurette ou frangin se fera transpercer par l’ancre?
Faible distribution au générique, j’ai toutefois aimé Annalise Basso dans le rôle de la jeune Kaylie Russell. Elle prend possession de chacune de ses scènes avec maturité et confiance. Rory Cochrane (papa Russell) y va d’une pâle imitation de Jack Nicholson dans le magnifique The Shinning alors que Katee Sackhoff (maman Russell) et Karen Gillan (Kaylie adulte) donnent vie à des personnages antipathiques et vites oubliées. La cinématographie de Michael Fimognari offre toutefois un reflet de classe au produit final. Sa pénombre est rendue avec doigté. La musique des Newton Brothers ne gravite pas très haut! Nulle en originalité, les Brothers calquent sans remords Enio Morricone et son splendide The Thing. Personne ne me fera miroiter le mot Classique pour un film que je n’ai pas envie de voir une seconde fois.





