

Le
Critique Fou
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Old
Anormal
7/10
Année de production: 2021
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 108 min.
Production: Steven Schneider, M. Night Shyamalan
Histoire: Pierre-Oscar Lévy, Frederik Peeters
Scénario: M. Night Shyamalan
Cinématographie: Mike Gioulakis
Musique: Trevor Gureckis
Réalisation: M. Night Shyamalan
Distribution
Gael Garcia Bernal
Vicky Krieps
Rufus Sewell
Abbey Lee
Ken Leung
Francesca Eastwood



Résumé
Un lieu de villégiature trouvé sur le Web; Un paradis sous les tropiques avec de gentils organisateurs aux regards vides; Une plage secrète, réservée qu'à un petit groupe de vacanciers; Un endroit sablonneux aux propriétés étranges; Le temps qui n'a plus le temps; Un vieillissement prématuré pour ces quelques touristes qui voulaient prendre le temps d'avoir du bon temps. Se voir vieillir jusqu'à en mourrir, en 24 heures, pourrait entraîner nos vacanciers de tous âges vers le fond des générations.


Le Jugement Dernier
Attendez que je me souvienne! Shyamalan propose et le public dispose. La relation entre les cinéphiles et le célèbre réalisateur se compare à un vieux couple qui s'accroche malgré les ratés de leur relation. Shyamalan et moi sommes tombé en amour avec «Le sixième sens»; «Incassable» nous a marié; Il m'a trompé avec «Le village» et nous avons divorcé après «Phénomènes». J'ai demandé à ce qu'il ne s'approche plus de moi avec «Le dernier maître de l'air»; Il a tenté de me reconquérir avec «La visite» et j'ai accepté qu'il revienne dans ma vie (mais je garde une certaine distance) avec «Divisé». J'ai du respect pour Shyamalan. Son désir d'émerveiller est toujours présent et ses histoires sont volontairement saupoudrées de poudre de perlimpinpin. Pour «Old», pas de vieux clichés. Une histoire empruntée à un roman graphique de 2013, intitulé Sandcastle, de Pierre-Oscar Lévy et Frederik Peeters qui nous transporte sur une plage qui fait vieillir les gens, un peu plus, toutes les 30 minutes. C'est une plage secrète, cachée on ne sait où et sans fuite possible. Se trouve-t-elle sur l'incontinent américain ou en Antarthrite? Cette anomalie de la nature est entourée de vieux escarpements (ils sont à-rides) transpercés par des corridors sinueux d'où émerge une pression atmosphérique si élevée, qu'elle fait s'évanouir ceux et celles qui cherchent à s'enfuir. Bon an, mal an, ces infortunés touristes mordront la poussière et leurs vies seront conjuguées au passé décomposé.
Pour moi, le casting est le seul grain de sable dans l'engren-âge. Pas de grosses pointures et des performances en noir et blanc. Les principaux comédiens sont comme des sandales Flip flops sur un plancher de bois: ça énerve et on a hâte d'en être débarrassé! La direction photo de Mike Gioulakis est une crème solaire efficace pour toutes ces scènes filmées, de jour, sur la plage. Ses filtres tamisent la clarté et nous protège d'un coup de chaleur autre que la ménopause ou l'andropause. Certains plans de caméras sont atypiques (très gros plan, prise de vue subjective, décadrage), mais rien pour nous donner la tourista. Comme mes amis dingo, présents au visionnement, j'ai tremblé tout au long du film, mais c'est la faute au concierge de l'asile qui avait laissé une fenêtre ouverte à -20 Celsius! La finale est un peu tirée par les cheveux, mais Shyamalan a du toupet et il réussira à convaincre certains d'entre nous que les anormalités évoquées dans le film sont peut-être réelles quelque part sur notre planète. Et comme je commence à me faire vieux, j'en ajouterai pas une couche.





