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Spawn

Spawn
7/10

Année de production: 1997
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 96 min.
Production: Todd McFarlane, Alan C. Blomquist
Histoire: Alan McElroy, Mark A.Z. Dippé
Scénario: Alan McElroy
Cinématographie: Guillermo Navarro
Musique: Graeme Revell
Réalisation: Mark A.Z. Dippé

Distribution

Michael Jai White
John Leguizamo
Martin Sheen
Theresa Randle
Nicol Williamson
D.B. Sweeney

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Résumé

Un assassin d’élite démissionnaire est pris au piège par son employeur qui décide de l’exterminer en le brûlant vif. L’éclopé sera récupéré par le Diable qui désire en faire le chef de file de son armée démoniaque.

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Le Jugement Dernier

Ce film est une véritable odysée pour les yeux et un buzz incroyable pour le cerveau. L’univers délirant de Todd McFarlane est reproduit avec finesse et doigté par un triangle créatif expressionniste. D’abord, la caméra de Dippé est sans repos. D’un quartier résidentiel sans couleur à une ruelle infestée de rats, en passant par les entrailles de l’enfer, le spectateur est confronté à un découpage rapide de la mise en scène, mais jamais désordonné. Il n’y a personne qui s’y perd. Vient ensuite la cinématographie de Guillermo Navarro qui est d’une beauté ensorcelante. Sa palette de couleurs est sombre et juste. Il y a un parallèle à faire ici avec le visuel du film The Crow. La dernière pointe du triangle revient au scénario d’Alan McElroy qui s’est amusé avec les personnages de McFarlane. Les non-initiés ont droit à un visuel de la naissance de Spawn et de sa mythologie, alors que les adeptes se concentrent sur les mouvements 2-D de leur héro de papier glacé. Les points négatifs de cette méga-production pelliculaire sont les effets spéciaux et le casting. ILM nous a habitué à mieux. À beaucoup mieux! Son démon présidentiel est d’une grossièreté presque risible, sans parler des scènes de combats où la poupée de Spawn, qui lui sert de doublure, est presque aussi visible qu’un dildo dans la chambre à coucher de Paris Hilton.
Et pour le casting, je m’objecte sur le choix de Michael Jai White dans le rôle titre et de Nicol Williamson pour Cogliostro. Ils sont supposés camper des êtres presque indestructibles alors que leurs visages et leurs gestes transpirent le manque de confiance. Je lève toutefois mon nez de clown en appréciation du travail de John Leguizamo. Pour une expérience différente et rafraîchissante devant votre téléviseur.

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Critique réalisée par: le Critique Fou
9 février 2014
Image de Daniel Cañibano
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