

Le
Critique Fou
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Wind Chill
Facteur de refroidissement
3/10
Année de production: 2007
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 91 min.
Production: George Clooney, Steven Soderbergh
Scénario: Joseph Gangemi, Steven Katz
Cinématographie: Dan Laustsen
Musique: Clint Mansell
Réalisation: Gregory Jacobs
Distribution
Emily Blunt
Ashton Holmes
Martin Donovan
Ned Bellamy
Chelan Simmons
Ian A. Wallace



Résumé
Une étudiante qui désire retourner chez ses parents pour le congé des Fêtes accepte l’offre d’un compagnon de classe de s’y rendre en bagnole. Une tempête de neige improviste et un détour sur la route 606 n’est que le début du cauchemar pour ces deux jeunes.


Le Jugement Dernier
Mes attentes étaient peut-être trop élevées pour ce film de série B. Avec de grosses pointures comme George Clooney et Steven Soderbergh à titre de producteurs exécutifs, il m’était permis d’anticiper une création originale, bien huilée et exempte des défauts habituels qui caractérisent les films à petit budget et les équipes amateurs. Le produit final que j’ai visionné est davantage un film expérimental qu’un film d’horreur conventionnel. Le scénario semble construit sur des fondations très minces, des brides d’idées autour desquels on a fignolé une histoire incohérente. J’ai trouvé le film trop lent à partir. Plus du quart de la pellicule sert à nous présenter les deux personnages principaux qui n’ont pas de noms. Les dialogues sont interminables et quelques fois aussi insignifiants que dans la vraie vie.
Ce qui s’est passé sur la route 606 en décembre 1953 et qui vient hanter nos voyageurs n’est pas assez détaillé. C’est là que j’aurais insisté sur quelques tours de manivelle de plus. En résumé, même si la neige abonde dans ce film, cela n’empêche pas le scénario d’avoir de gros nids de poules. La direction photo de Dan Laustsen est inégale. Tantôt les scènes de neige sont magnifiques, tantôt le voyage en voiture est d’une laideur désolante. Mauvais choix de filtres, mauvais choix d’éclairage, j’aurais cru voir un film British terne et morne des années 70. De beaux moments toutefois, dont les formes humaines derrière les vitres glacées de la voiture et le visuel présenté avant et après l’escalade dans le poteau de téléphone. La fin était prévisible. J’ignore si quelqu’un a pensé que c’était un épilogue original, mais non! En terminant, Wind Chill est un film qui m’a laissé de glace.





