
Le
Critique Fou
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Funhouse, The
La nuit du forain
7/10
Éditeur original: Jove Books
Date de parution originale: 1980
Nombre de pages: 275
ISBN: 978-0515057263
Éditeur de la version française: Presses Pocket
Sortie de la version française: 1 septembre 1991
Traduction: Claude Califano
Nombre de pages: 286
ISBN: 978-2266045117

Résumé du livre
Conrad est crieur dans une fête foraine. C'est aussi un adorateur de Satan et le géniteur de Victor, un être inhumain qui sera tué in extremis par sa mère, Ellen, avant qu'elle ne quitte le cirque au prix d'une vengeance déclarée haut et fort par le père endeuillé. Gare à la progéniture d'Ellen, car le crieur est à nouveau papa et il a l'intention d'utiliser son rejeton pour assouvir sa colère. 25 ans plus tard, Gunther, aussi inhumain que son demi-frère Victor, se terre dans le train-fantôme du carnaval et attends le signal de son père pour tuer la lignée d'Ellen Harper aux sons des automates et de la musique foraine. Papa est persuadé qu'il retrouvera Ellen à travers les nombreux déplacements du carnaval. Papa a de la patience, mais Gunther est devenu grand et ses besoins de chaires humaines sont criants. L'attente est devenu insupportable. Il faut qu'il mange, il faut qu'il tue!

Le Jugement Dernier
En 1980, alors qu'il n'était qu'un écrivain sans renom, Dean Koontz accepte le contrat des studios Universal, par l'entremise du groupe Berkley Publishing, afin d'écrire un roman basé sur le scénario de Larry Block pour le film : Massacre dans le train fantôme. Koontz travaille sous le pseudonyme d'Owen West que la maison d'édition Jove Books veut promouvoir comme le prochain grand auteur en horreur. Le scénario de Block offrait du matériel utilisable pour créer environ 20 pour cent d'un roman. Koontz a donc dû créer une histoire qui culmine au scénario du film, en plus d'élargir les profils de chaque personnage. Le livre devait paraître en librairie la même semaine que son pendant cinématographique, mais l'oeuvre du réalisateur Tobe Hooper fut retardée de trois mois en raison de problèmes de montage. Le livre sortit donc sans la publicité locomotive du film. Il se vendit tout de même à plus d'un millions d'exemplaires et nécessita huit tirages. Owen West eu la chance de voir un autre de ses romans être publié (The Mask, 1981) avant d'être assassiné littérairement par son alter ego.
Avec «La nuit du forain», Koontz compose avec agilité les passages générique de l'histoire pour garder le lecteur en mode «sursis» et vient le pousser sournoisement en bas de la colline lorsque celui-ci s'apprête à corner la prochaine page et fermer le livre jusqu'au lendemain. Ses dialogues sont francs, crus et sans extras. La virée des quatre jeunes adultes à la fête foraine (Amy, Liz, Buzz et Ritchie) est aussi réelle que pouvait être une virée de quatre jeunes adultes à une fête foraine en 1980. De la drogue plein les poches, les hormones au plafond, les incartades amoureuses et la testostérone gonflée à chaque manège. Le roman n'est pas très imposant (286 pages) et se lit avec rapidité. Certains passages peuvent être effrayants pour un jeune lectorat. J'avoue que depuis la lecture de ce livre, je suis plus méfiants des personnages colorés et étranges qui hantent les trains fantômes des parcs d'amusements. Se pourrait-il qu'un Gunther, version 2.0, se cache derrière un automate de Steven Tyler d'Aerosmith? J'ignore lequel des deux me ferait le plus peur dans le noir!
