

Le
Critique Fou
Basé sur des faits réels!
Un site d’enfer pour des critiques abrasives sur le monde de l’horreur et du fantastique


Sept comme Setteur
8/10
Éditeur original: Les éditions de la Bagnole
Date de parution originale: 28 septembre 2007
Nombre de pages: 79
ISBN: 978-2923342153
Résumé du livre
Le 24 décembre de cette année là, 43 enfants disparaissaient aux mains du père Noël qui, sans crier Ho! Ho! Ho!, ressemblait plus à Krampus qu'au joyeux joufflu tributaire d'une marque de boissons gazeuses. Les enfants kidnappés étaient retenus prisonniers dans des cages et serviraient d'offrandes pour bas de Noël si Romy, une petite fille de six ans, ne parvenait pas à secourir son frère Nathan, détenu lui-aussi dans cette maison isolée, au pôle nord de Drummondville. Le titre du livre trahi le cerveau derrière ces enlèvements, mais hormis le gros barbu au costume rouge, le légendaire et malicieux personnage titre a su s'entourer des autres vedettes de l'enfance : le lapin de Pâques et la fée des dents. Une distribution impressionnante qui risque de compliquer la mission de sauvetage de Romy!

Le Jugement Dernier
Le récit de Patrick Senécal se lit comme une histoire que j'aurai pu raconter à mon enfant avant de dormir, en supposant qu'il aurait aimé les histoires d'épouvante. Ici, l'auteur s'adresse à un jeune public. Le roman est d'ailleurs conseillé en initiation à la lecture par la maison d'édition. Je savais donc que la maturité des textes de Senécal serait remplacée par une simplicité tout de même équilibrée et bien articulée. Les nombreux clichés se donnent la main comme une chaine d'enfants à la garderie, mais ils ne servent qu'à réconforter le lecteur dans sa découverte de l'horreur. Des situations communes à d'autres récits du genre procurent un sentiment de déjà-vu qui érige des repères stimulants au lecteur et qui désamorce sa peur d'avoir peur. Dans ses dialogues, Senécal traite les enfants comme des adultes. Il n'y a pas de paroles débiles ou d'enfantillages. Un adulte peut lire ce court roman sans se sentir ridicule. L'intrigue est aussi légère que le cerveau du client du mois à la SQDC et malgré cela, on s'amuse à tourner les pages et à apprécier chaque instant passé dans cet univers macabre. Petit bémol, je n'ai pas aimé les moitiés de noms comme Rom ou Nat, papa Pat et mère Sof. Je ne suis pas de cette génération qui vouvoyait ses parents, mais écrire Romy, Nathan, Patrick et Sophie n'allait pas alourdir le récit pour autant. Je ne suis pas certain que les enfants se sentent plus interpellés par des moitiés de noms que par des noms complets. J'ai fermé ce livre avec bonheur et je sais que «Bouboule» Durand, mon troisième voisin de cellule, aura un plaisir fou à le dévorer (il ne sait pas lire, mais il mange le papier).
