
Le
Critique Fou
Basé sur des faits réels!
Un site d’enfer pour des critiques abrasives sur le monde de l’horreur et du fantastique

CIGARETTE BURNS - 9/10
La fin absolue du monde
Fiche technique
Épisode: 1.08
Première diffusion: 16 décembre 2005
Durée: 59 min.
Scénario: Drew McWeeny, Scott Swan
Cinématographie: Attila Szalay
Musique: Cody Carpenter
Réalisation: John Carpenter
Distribution
Norman Reedus
Udo Kier
Gary Hetherington
Chris Britton
Colin Foo
Christopher Redman


Résumé de l'épisode
Un collectionneur de films offre à un propriétaire de cinéma paumé de retrouver pour lui une copie de La fin absolue du monde. Ce film, présenté qu’une seule fois en salle, aurait provoqué l’anarchie, la folie et la destruction parmi les gens venus le voir.



Le Jugement Dernier
Enfin le moment était arrivé de visionner l’œuvre de mon maître. J’anticipais ce moment depuis que Carpenter eut accepté de s’assoire sur un siège de toile, avec son nom inscrit à l’arrière, pour cette première saison de Masters of Horror. J’anticipais ce moment comme on anticipe une première relation sexuelle. J’étais anxieux, telle la fois où je me suis tenu en ligne pendant cinq heures pour rencontrer Bobby Haché au salon de quilles « Chez Jean-Louis » à Matane! J’ai regardé défiler devant moi l’histoire morbide de Drew McWeeny et de Scott Swan. Une performance incroyable d’Udo Kier (Bellinger) en collectionneur traqué par la mort et trop curieux. Mention honorable à Christopher Redman pour sa dérangeante personnification d’un ange aux ailes arrachées, figurant du film maudit, et dorénavant objet de collection enchaîné à un socle pivotant. Méchante bibitte qui te reste dans la tête pour quelques heures après la projection. Norman Reedus (Kirby), le jeune archéologue de bobines de films, s’est défendue honnêtement. J’aurais toutefois extirpé quelques expressions supplémentaires de son faciès. La musique de Cody Carpenter porte l’ADN du paternel, mais pas l’efficacité. Son thème pianoté est surexploité et devient agaçant à la fin. Les maquillages spéciaux de Nicotero et Berger continuent de nous en mettre plein la vue. Une fiesta de tripes, de veines sectionnées, des yeux crevés et une tête tranchée aspergent de rouge la pellicule de Carpenter au même titre que celle de La fin absolue du monde. Le maître est en parfait contrôle de son art et nous offre un morceau magnifique d’anthologie.

Critique réalisée par: le Critique Fou
18 juillet 2010

